Ivoires
La statuette.
Il s'agit d'un travail français du début du vingtième siècle, faisant partie de ma collection personnelle et visiblement inspiré par la statuaire de Chiparus, qui travaillait, lui, essentiellement le bronze.
Les proportions sont fines, la jeune femme est élancée, elle possède des courbes particulièrement agréables à l'œil.
On notera bien entendu la qualité du déhanchement provoqué par la pose artistique.
Il est intéressant de constater que l'artiste a finement représenté la chevelure attachée et que les gestes sont particulièrement gracieux, il y a du Houdon dans la pose générale.
Si de tout évidence les chinois et les japonais demeurent les maîtres incontestés de la sculpture en ivoire, il ne faut donc pas méconnaître le travail français qui peut être, comme c'est le cas ici, d'excellente facture.
La fabrication des pommeaux de cannes ou de parapluies pour dames utilisait aussi abondamment l'ivoire au dix neuvième siècle, comme le montrent ces deux exemples.

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