Jeanne LORIOZ
Jeanne LORIOZ.
Je ne connais rien de cette artiste, rencontrée au hasard de la navigation dans le monde étrange de l'art virtuel.
A son nom et à la vue de ses toiles je devine qu'elle est bretonne mais si je veux parler d'elle c'est qu'à l'instar de Botéro, elle a développé une extraordinaire passion, une obsession, devrais-je dire, pour les femmes dotées d'un postérieur ahurissant.
Jeanne LORIOZ ne peint que de petites femmes boulottes mais surtout possédant un énorme derrière et c'est toujours cet attribut confondant qui occupe le centre de la toile.
Sa peinture s'apparente à la caricature, à la bande dessinée et à la stylisation d'un Poulbot ou d'un Peynet, le réalisme ne fait visiblement pas partie de ses préoccupations, seule la dimension des rotondités arrières la séduit.
Faire du postérieur le thème essentiel de son œuvre n'est pas fait pour me surprendre, j'y accorde pour ma part une importance non négligeable et j'ai déjà eu l'occasion d'écrire que je préférais, s'il m'était imposé de choisir, un beau cul à un beau visage. Eh oui !
Bien évidemment, si la nature offre les deux, c'est toujours agréable à prendre.
Mais ce qui est étrange chez Jeanne LORIOZ, c'est que ses petites femmes rondouillardes sont plaisantes alors même que l'embonpoint est manifestement excessif et que ce postérieur qu'elles affichent comme une marque de fabrique saute aux yeux, envoûte et séduit en même temps.
N'ayons pas peur des mots, ces petits boudins aux culs gigantesques, nourris au quatre quarts, aux belons, au beurre salé et aux galettes tartinées de confiture sont incontestablement sexy, on devine la sensualité qui perle, les chairs sont pleines sans être flasques, les postérieurs rebondis et les hanches larges sont incontestablement appétissants.
Artiste un peu monomaniaque, il faut bien l'admettre, et c'est d'autant plus étonnant chez une femme, Jeanne LORIOZ, en somme, ne peint que des gros culs. Soit.
Et ce faisant, elle communique un amour singulier pour le sujet et donne au derrière rebondi toutes ses lettres de noblesse : la chair est tendre, délicatement rosée, c'est un véritable éloge aux fesses féminines qui charment l'homme depuis la nuit des temps et le font sans cesse courir, s'émouvoir, désirer et fantasmer.
Car on peut ne pas aimer les rondes, les petites femmes de LORIOZ sont touchantes, elles n'ont rien d'obèse, malgré leurs formes, elles respirent davantage l'esprit d'un Rubens revu par Guido Crepax ou Pichard.
Elles sont courtes sur pattes, toutes en rondeurs, fières et convaincues d'être dans leur bon droit, elles qui ne se privent pas de manger pour entrer dans des toilettes impossibles.
Elles semblent dire :
« -Voilà, je suis comme je suis mais je n'en suis pas moins femme, pas moins sexy, pas moins désireuse d'aimer et d'être aimée.
Et si tu n'aimes pas les grosses, alors pourquoi regardes-tu mon cul avec une telle concupiscence ?
Détourne ton regard et attache-toi à séduire une maigre, si tu n'aimes que la peau et les os. »
Et rien n'est plus triste, il est vrai, que le derrière d'une femme maigre, on dirait un cul de mec.
Au moment de la prendre en levrette, lorsque les os de son bassin saillent et que ses têtes fémorales vous heurtent les crêtes iliaques, vous maudissez la dictature de la ligne et l'anorexie érigée en principe de vie.
Personnellement, et sans aller jusqu'à l'extrême dépeint par Jeanne LORIOZ, j'aime bien la femme pourvue de quelques rondeurs, la douceur confortable d'un large derrière, les hanches pleines et les soutiens-gorge remplis.
J'ai d'ailleurs remarqué, au cours de ma vie, assez riche je dois l'avouer sur le plan de la relation hétérosexuelle, que la ronde est souvent plus sensuelle, elle ne fait pas l'amour par sacrifice mais par plaisir, elle aime vraiment la relation sexuelle et s'y consacre totalement.
La ronde aime qu'on la caresse, elle fond dans la main comme une friandise exquise, elle s'offre en soupirant d'aise.
C'est comme si elle savait que l'amour est une chose précieuse, avec laquelle on ne plaisante pas, elle donne tout ce qu'elle a, sans retenue, sans fausse pudeur, sans avoir l'air de consentir à se laisser sauter.
Sa gourmandise est exquise.
Elle n'aime pas trop la lumière parce qu'elle n'accepte pas bien ses rondeurs mais elle possède souvent une riche sensualité.
Elle aime, tout simplement.
La maigre baise un peu par obligation, par convenance, par nécessité. Elle chipote, ne suce qu'à contrecoeur et ne jouit que par inadvertance. Et surtout, elle est trop vite rassasiée, les trois premières bouchées lui suffisent.
On dirait que la maigre ne prend pas de plaisir à baiser, comme si cette activité lui coûtait une énergie précieuse à sa survie.
Alors, en voyant ces petites boulottes à leur toilette, qu'elles soient habillées ou surprises le cul nu, qu'elles soient assises, debout ou couchées, j'ai cru comprendre ce que Jeanne LORIOZ a voulu dire, elle qui a choisi un thème central et exclusif.
Et moi qui suis un fervent amateur du postérieur féminin, moi qui n'aime rien tant que ces fesses rebondies de femmes consentantes, je ne puis être insensible au message qui se dégage de sa peinture, qui n'en fait pas pour autant un artiste majeur, mais qui mérite quand même que l'on parle d'elle.
Elle a par ailleurs réussi son pari, quand on voit une de ses toiles on sait immédiatement que c'est elle, car sa manière de faire est unique.
Et ça, c'est déjà la preuve d'un véritable talent. Imposer un style, une façon de peindre, une touche personnelle, c'est déjà immense. C'est le résultat d'un long travail, d'une obstination, d'une véritable foi en ses propres compétences.
Bravo l'artiste !
Jorge.

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