mystères du net.

 

 

 

Je vais raconter une histoire certes un peu longue, mais entièrement authentique et ceux qui aiment la sincérité et l'absurdité de la vie n'y seront pas insensibles. Ce  n'est pas une histoire de meurtre, mais une histoire d'amour.

Si elle est longue, c'est parce qu'entre son début et sa fin il s'est écoulé plus d'un an, de mai 2007 à juillet 2008. Je n'en ferai pas le compte des jours, des heures ni des larmes versées par ses différents protagonistes. Je vais essayer de dire les choses comme elles furent, et rien que cela ne sera pas facile.

A cinquante ans,  Jacques, divorcé de Marie et remarié avec Eva, une femme de dix ans sa cadette, a tout pour être heureux, malgré quelques revers de l'existence dans lesquels cette seconde épouse a tout fait pour le soutenir.

De son premier mariage, il a eu un premier fils, maintenant âgé de vingt cinq ans, prénommé Johann, et son remariage lui a offert un deuxième fils, Guillaume, puis une fille, Estelle, respectivement âgés de treize et de dix ans.

Les trois enfants sont robustes, en bonne santé, et ressemblent à leur père comme trois gouttes d'eau.

De son divorce d'avec sa première femme Jacques a gardé le souvenir douloureux de ses relations difficiles avec son fils,  d'une véritable spoliation dans le partage des biens, d'une formidable injustice rendue par la justice. Mais les années ont passé, la haine aussi, et il a retrouvé son fils après des années tumultueuses au cours desquelles sa seconde épouse a toujours été présente, solide, aimante…

Ce fils aîné, musicien moderne, compose des morceaux de rap à l'aide de logiciels sophistiqués dans lesquels chaque note, chaque ligne rythmique, chaque mélodie sont étudiées et calculées avec le plus grand soin. Il a construit  sa page sur « myspace », et la montre avec fierté à son père, médusé que l'on puisse ainsi se créer un espace personnel sur internet et y mettre en valeur des écrits, des musiques, des animations visuelles, des photos souvenirs…

Soyons explicite, Johann ne détient nulle responsabilité dans l'histoire qui va suivre et ses compétences informatiques ne sont pas à mettre en cause dans le comportement de son père.

En quelques jours, Jacques obtient de son fils qu'il l'aide à créer sa propre page et démarrer une sorte de blog embryonnaire sur lequel le quinquagénaire commence à raconter ses histoires personnelles à publier ses petits textes et à mettre en ligne ses photos personnelles. Il faut dire qu'avec son petit appareil numérique HP, Jacques est un passionné de photographie, depuis que sa femme lui a offert ce formidable joujou à images, Jacques a réalisé plus de six mille clichés stockés sur son ordinateur.

Johann lui concocte habilement une page sophistiquée, avec un beau diaporama de présentation, un fond musical légèrement piraté mais tellement séduisant que Jacques embellit rapidement son nouveau domaine puis visite un peu les amis de myspace.

Nous sommes en avril 2007. Jacques rencontre une adhérente bordelaise de ce site, avec laquelle il sympathise : elle lui fait découvrir la messagerie instantanée, lui qui n'y connaît rien, et il se prend à échanger avec elle pendant des plages de temps de plus en plus longues : le diable est déjà en marche.

Pour employer les dons en numéraire de ses amis, qu'elle avait généreusement invités à l'occasion de son quarantième anniversaire, Eva offre à son mari et à ses deux enfants adorés une belle croisière en mer Egée.  Elle complète sur ses deniers personnels ce qui est pour elle le plus beau cadeau qu'elle puisse offrir à ceux qu'elle aime : son mari, avec qui elle fait l'amour depuis quinze ans maintenant, sans que leur désir ne se soit jamais émoussé, même s'il y entre maintenant une bonne part de routine, et ses enfants, ses chers enfants…

Le voyage est merveilleux, la croisière excellente, les sites sont magnifiques : Athènes, Mykonos, Patmos, Heraklion, Rhodes… Toute l'Antiquité ressurgit à leurs yeux dans le frais soleil d'avril et cette semaine leur paraît extraordinaire, à tel point que l'amour physique entre elle et lui est un peu relégué au second plan.

A peine peuvent-ils s'offrir une ou deux unions rapides en laissant les gosses assister aux animations diurnes. Mais quelle croisière, malgré tout ! Quel bonheur !

Dès le retour, Jacques change de comportement : il s'enferme dans son bureau, passe des heures de plus en plus interminables sur son ordinateur et exige désormais que l'on frappe avant d'entrer.

Même sa femme est sommée de se conformer à ce qu'il appelle une élémentaire courtoisie.

En fait, mais Eva mettra près d'un mois à le découvrir, Jacques a trouvé, parmi les amis de son amie bordelaise de myspace, une jeune femme mariée à laquelle il a demandé d'entrer en contact. Comme celle-ci n'a pas répondu, il a renouvelé sa demande avec une subtile insistance et celle-ci a accepté le contact.  Ecoutons Jacques, un an après, son discours me fait rire, je l'avoue.

 

Jacques.

En voyant son visage un peu joufflu, son joli sourire et ses superbes yeux en amande, mais surtout son commentaire au dessous de  sa photo, je me suis pris à sourire. En effet, celui-ci disait :

Alors, pas trop déçu ?

Le message subliminal était évident : désir de plaire, manque de confiance en soi, insatisfaction… mais jolie fille cependant. Je décidai de la contacter et lui envoyai une invitation à laquelle elle ne répondit d'abord en aucune façon, si bien que je réitérai dans les jours qui suivirent.

Elle me répondit enfin de manière favorable quelques jours plus tard et la conversation s'engagea : elle était cultivée, écrivait très correctement et semblait avoir un jugement sain. J'en fus ravi.

Après quelques petits échanges de mails sympathiques, je la convainquis de venir discuter en direct sur la messagerie instantanée. C'était un samedi soir, vers 23 heures. Nous avons bavardé jusqu'à quatre heures du matin. De la vie, de nos goûts littéraires, musicaux, et au hasard de la conversation je lui précisai, à dessein, que j'aimais bien aussi les câlins.

Et là, surprise, elle me répond du tac au tac : ah oui les câlins, il n'y a rien de meilleur !

 

 

Immédiatement un clignotant s'allume dans mon subconscient.  Je lui demande, car rien dans sa page myspace ne permet de le deviner, dans quelle région elle réside et elle m'indique habiter Mulhouse et travailler en Suisse, à Bâle.

 Et moi, qui habite entre Bordeaux et Toulouse, de lui dire : -eh ben, ce n'est pas la porte à côté !

Discrète question sur l'état de son couple, puisqu'elle indique sur sa page être mariée. Et surprise qu'elle n'ait pas d'enfant. Elle élude : avec mon mari, ça va. Et je n'ai pas d'enfant parce qu'il ne me l'a jamais demandé.

Fin avril nous nous retrouvons tous les soirs sur la messagerie puis je lui dis un jour : je t'aime. Elle est surprise, marque un temps d'hésitation puis passe à autre chose. Je reviens gentiment à la charge en lui expliquant qui si elle ne me répond pas la même chose, c'est que rien n'est partagé et qu'il vaudra sans doute mieux cesser toute correspondance.

Elle hésite, réfléchit, prend son temps et calmement, posément, elle me répond : moi aussi je t'aime.

D'emblée je lui dis :  tu sais, je suis petit pour un homme (1,60 m), basané et j'ai cinquante ans.

Alors le plus naturellement du monde elle me répond : moi je suis ronde, intelligente mais jusqu'à un certain point, et je zozotte légèrement.

Ronde comment ?

Elle me répond alors : 80 kilos pour 1,67 m et j'ai trente cinq ans.

Pris d'une inspiration subite je lui propose d'échanger des photos par mail et à réception de la sienne je lui dis immédiatement : ok tu me plais bien, tu sais. Et par messagerie je lui fais alors une cour assidue en lui avouant combien j'ai hâte de la rencontrer.

A la vue de ma photo elle répond : tu me plais aussi, tu dois avoir la peau douce et je te trouve attirant.

J'obtiens, fin avril qu'elle accepte une conversation téléphonique qui va durer plus d'une heure. Nous avons une grande compréhension mutuelle et de nombreuses affinités.

Je lui propose à cette occasion de nous retrouver à Paris début mai. Elle demande un temps de réflexion et deux jours après elle accepte. Incroyable !

Sur le quai de la gare de l'Est où je suis venu la chercher début mai, je la reconnais d'emblée et j'apprécie le petit bisou sur les lèvres qu'elle m'accorde, timide mais tendre. Je la sens un peu tendue, elle a besoin d'aller avant toute chose aux toilettes car dans le train c'était trop sale.

Nous prenons un café en face de la gare et prenons le temps de parler une dizaine de minutes. Peu à peu elle se détend. Dans le taxi qui nous emporte vers le petit hôtel que j'ai réservé dans le quartier du Marais, je lui prends la main, elle me regarde et me sourit.

Arrivés dans la chambre, il est midi et demie, elle pose sa valise et s'assied sur une chaise tandis que je m'approche, la prends dans mes bras et l'embrasse pour de bon cette fois-ci, avec la langue et elle y répond avec tendresse. Je commence à lui caresser les flancs en me pressant contre elle et lui demande si elle veut faire l'amour tout de suite ou aller déjeuner d'abord. Elle a peur de passer à l'acte et murmure :

-Plutôt manger, non ?

Je ne réponds pas, continue à l'embrasser, passe en même temps les deux mains sous son tee-shirt et lui  caresse la peau du ventre et des flancs. Sa peau est douce et agréable au toucher. Elle frissonne, je sens son plaisir, évident, son désir physique aussi. Elle soupire et en quelques minutes elle se retrouve en soutien gorge tandis que je lui masse les seins et la serre dans mes bras.

Lorsque je dégrafe d'un geste rapide et libère ses deux seins lourds qui semblent de prime abord dépourvus de mamelons, elle murmure :

 - là ça me gène…

Il faut dire que le vasistas qui éclaire la chambre ne possède pas de rideau, que la lumière de midi en ce début du mois de mai est claire et ne cache rien de ses rondeurs. Mais elle est jolie et j'ai un puissant désir de la posséder.

Avec des gestes doux et fermes à la fois, je la dirige vers le lit en me tenant toujours collé à elle pour qu'elle ne se sente pas observée. Je lui enlève rapidement son pantalon et sa culotte, tandis que des pieds elle se débarrasse vite de ses mocassins et sans cesser de l'embrasser et de lui caresser les seins. Elle me rend mes baisers à pleine bouche, me serre contre son cœur. En trois gestes je suis nu, tendu comme un arc. J'entre en elle un peu brutalement, elle gémit.

Elle a eu chaud dans le train, elle est un peu moite mais sent bon. Cette fille est très propre, malgré cette légère transpiration, qui la rend finalement assez sexy, ma peau se colle à elle avec ravissement. Entièrement rasée, sous les bras et sur le pubis, bien lisse, charnue, appétissante.

J'aurais pu prendre la peine de mieux la préparer mais j'étais tellement affamé d'elle ! Au début je vais et viens lentement et bien au fond. Je suis sur elle, elle me serre dans ses bras, écarte insolemment les cuisses pour mieux me recevoir. Puis, sans cesser de l'embrasser, sur la bouche, derrière l'oreille, dans le cou, je glisse mes mains sous elle et lui empoigne les fesses tandis que je lui lime lentement l'entrée du vagin. Elle soupire, gémit, et murmure : -Ah ! oui, c'est bon, çà ! Continue…

 

L'instant d'après je suis à nouveau au plus profond d'elle et elle lève les jambes en poussant de petits cris. Lorsque la jouissance survient, elle me semble intense, violente, souveraine et délicieuse. Le plus étrange, c'est qu'après avoir joui  je n'ai pas envie de me retirer et  que mon érection ne faiblit nullement.

J'ai cinquante ans, ne connais pour l'instant nul problème érectile, mais avec ma femme je me retire toujours et débande assez vite. Et là je reste en elle et demeure dur comme le roc. Même pas essoufflé.

Deux minutes après, je reprends des mouvements d'abord lents et profonds, puis j'accélère progressivement le rythme, tandis qu'elle gémit et répond par des mouvements du bassin dans lesquels elle cherche à se coller à moi du mieux qu'elle le peut, comme pour m'absorber tout entier.

Cette seconde union, plus longue que la première, alterne les mouvements lents à l'entrée de son corps, qui la rendent folle, avec les poussées puissantes au fond de sa matrice, je me sens particulièrement bien en elle, sur elle, elle semble y trouver également un grand plaisir et après avoir joui pour la seconde fois je me dis « bingo ! » j'ai décroché le gros lot.

Après une rapide toilette des seules parties concernées pour moi et une douche pour elle, je l'emmène déjeuner et nous reprenons notre conversation galante. J'aime l'éclat de ses yeux noisette et malgré sa timidité, elle commence à se confier. Nous n'avons que vingt quatre heures à passer ensemble et c'est déjà cruel de songer que dès le lendemain nous devrons nous séparer.

Carole est vendeuse dans un grand magasin à Bâle. Au travers de ses petites réponses, je comprends que son mariage est un échec. Elle est douce, gentille, et souriante.

Ayant déjeuné d'une salade et d'un café, nous prenons un taxi et filons à Montmartre. Je sais qu'elle aime la peinture, comme moi, mais surtout qu'elle peint elle-même, chose que je serais bien incapable de faire.

Après avoir fait lentement le tour de la place du Tertre, regardant les touristes se faire représenter et les japonais se photographier en train de photographier, nous nous asseyons côte à côte sur les escaliers du Sacré Cœur et discutons tranquillement en regardant la ville immense étalée sous nos yeux.

Je lui fais mon petit numéro de culture et de séduction qui lui plaît visiblement et qu'elle écoute avec une immense tendresse dans les yeux.

Nous redescendons ensuite à Notre Dame, d'un autre voyage rapide en taxi et je lui fais admirer la façade récemment nettoyée, une pure merveille. Un rayon de soleil l'éclaire majestueusement et je vois qu'elle apprécie ce qu'elle découvre. Elle me raconte qu'elle n'est pas venue à Paris depuis quinze ans et qu'elle ne connaissait pas Notre Dame. Son plaisir fait plaisir à voir.

Le soir, je l'emmène manger dans un restaurant du Marais, à deux pas de l'hôtel. Je la regarde, je la trouve jolie et suis convaincu de l'aimer. Je songe, tandis que son joli regard brille à la lueur de la bougie, que je vais quitter ma femme et mes enfants pour elle et j'en suis tout ému.

Revenus dans la petite chambre d'hôtel, je lui offre la pénombre nécessaire à son bien être. Je connais les femmes rondes, elles n'aiment généralement pas trop la lumière. La porte de la salle de bains est donc entrouverte, avec la lumière allumée au dessus du lavabo, et la chambre est plongée dans le noir. Il fait doux, elle se détend parfaitement et les unions se succèdent avec un profond ravissement.

La première fois, je m'allonge encore sur elle tandis qu'elle écarte les cuisses sans retenue. Elle possède une ravissante motte charnue, que je lèche à présent avec lenteur et délectation. Les petits coups de rein qu'elle donne traduisent sa jouissance et je bois son nectar, introduis ma langue en elle et lui aspire le bouton. Elle se tortille de plaisir et me presse la tête contre son sexe.

L'instant d'après je la fais mettre à genoux et la prends en levrette, tandis que mon pouce humecté de salive lui caresse l'anus et s'y introduit lentement. Elle ne proteste pas.

Visiblement, elle aime la levrette, ce qui me convient parfaitement, c'est ma position préférée.

A une heure du matin, après la quatrième, entre chaque rapport nous nous lavons, elle vient sur moi et me prend en bouche. Et là, surprise, elle me lèche un peu le bout et soudain, sans crier gare, elle m'engloutit jusqu'à la garde. La sensation est incroyable. Nulle femme ne m'a jamais fait çà.

Ma femme le fait bien, mais ne prend que le bout. Elle, Carole, engloutit tout en me massant en même temps le scrotum, ce qui me provoque une excitation particulière. Je la reprends en missionnaire, lentement, patiemment, puis je jouis en elle en levrette, le pouce humecté introduit dans son anus, et là elle crie sans retenue.

En se lavant elle constate qu'elle saigne légèrement et s'étonne que ses règles arrivent avec plus de dix jours d'avance. Elle en est confuse, s'excuse, se désole, même, mais je la rassure avec la plus grande sérénité du monde.

-Tu sais, moi, ça ne me dérange pas, du moment que le flux n'est pas trop abondant. Il suffit de mettre une serviette de toilette dans le lit pour ne pas tacher les draps.  Elle semble soulagée.

Le lendemain matin, vers six heures, je la prends de flanc, à moitié endormie, mais langoureuse et sensuelle à souhait. Je n'ai dormi que trois heures et suis resté à ses côtés, éveillé, attendant qu'elle ait repris un peu de forces. Elle jouit encore et je lui raconte l'heure du laitier d'Yves Berger.

Nous fumons une cigarette puis nous rendormons pour de bon.

Lorsque je la ramène à la gare de l'Est, en début d'après-midi, j'ai le cœur serré. Je lui caresse les joues, je la désire comme un fou, je sais que ma vie est désormais devenue très compliquée. Elle est stoïque, aimante aussi, et me demande quand nous nous reverrons. C'est alors que je lui propose de venir la voir à Mulhouse.

Après un ultime câlin elle monte dans son train et disparaît.

Alors reprennent les conversations quotidiennes sur internet. Nous sommes passés à la messagerie msn, plus rapide, plus conviviale et plus agréable.

Et pendant plus d'un an je vais la rejoindre tous les mois, quoi qu'il arrive.

En juin, je me rends à Mulhouse, j'ai réservé une chambre à l'hôtel Ibis de la Filature. Elle m'y rejoint et m'explique qu'elle a parlé à son mari en lui avouant qu'elle a rencontré quelqu'un. Moi, je n'ai rien dit ni à ma femme, ni à mes enfants.

Nous baisons comme des fous, visitons les musées, déjeunons légèrement chez Henriette et mangeons plus substantiellement le soir, mais surtout nous faisons l'amour jusqu'à dix fois par jour.

C'est merveilleux.

A l'hôtel Ibis, la climatisation est en panne. Pendant que je la prends en levrette, un ouvrier rentre dans la chambre pour réparer le climatiseur. Il n'a pas le temps d'ouvrir la porte que je hurle et qu'il bat en retraite sans n'avoir rien vu, ce qui lui fait dire :

-Mais dis donc, même quand tu  baises, tu restes vigilant ?

-Ben oui, chère Carole, ma sexualité relève du domaine privé.

En juillet, je retourne la voir, à chaque fois je m'arrange pour lui réserver trois jours consécutifs, à la faveur de ses congés qu'elle regroupe. Nous visitons Colmar et l'écomusée sous la pluie. Malgré mon insistance elle refuse de poser nue.

A chaque fois, je me réveille entre cinq et six heures du matin et je la prends dans son sommeil. A chaque fois elle me facilite le passage et au réveil ne se souvient de rien, alors même qu'elle gémit dans son sommeil.

 

Ma femme, qui a découvert cette liaison en fouillant dans mon ordinateur, pleure comme une madeleine et me somme de partir. Mes enfants sont partagés, ma fille se désole et mon fils me regarde d'un œil noir.

L'ambiance se dégrade, en Août, ne pouvant prétexter de déplacement professionnel, je ne la retrouve pas. Elle me manque, il suffit que nous parlions de sexe par messagerie pour que je me gonfle comme un tromblon. Et nous échangeons tous les jours en général de dix huit heures à vingt heures et de vingt deux heures jusqu'à….pas d'heure. Pour me faire plaisir, un jour elle m'envoie par internet une belle photo de ses fesses et deux gros plans de son minou où l'on voit qu'elle mouille. Lorsque je m'en étonne elle me dit qu'en faisant ces photos elle pensait à moi…

Je m'endors souvent devant mon ordinateur, même avec une cigarette allumée.

En septembre, enfin, je la retrouve à Bordeaux. Elle est venue passer quelques jours de vacances et nous allons en Arcachon. Encore une fois nous baisons comme des fous, jusqu'à dix fois de suite, à tel point qu'en deux jours elle en  a les muqueuses à vif et que tout rapport s'avère impossible. Elle me mord par inadvertance et me fait mal. En guise de représailles je lui mords cruellement la fesse. Elle a un horrible bleu.

Elle accepte enfin que je la photographie nue, du moment que l'on ne voit pas son visage.

J'essaie de lui montrer comment me branler, mais elle y échoue et me fait observer combien cette démarche est égoïste. J'essaie de la sodomiser, elle souffre et je n'insiste pas. Je ne suis pas une brute.

On se dispute violemment pour une cause futile. On se déteste, on s'adore, on souffre, on s'aime, comme si on sentait déjà que l'on ne va pas s'en sortir. Nous allons visiter la dune du Pyla par un jour de soleil admirable et l'amour semble revenu.

Sur la messagerie elle me dit un jour : tu m'as fait mal donc j'ai refusé mais sache qu'aucune de mes entrées ne t'est interdite et que sur le principe je n'ai rien contre. A toi de ne pas me faire de mal.

Magnifique souvenir.

En octobre je retourne la voir à Mulhouse. Cette fille me plaît, pas de doute, elle n'a pas un caractère facile mais notre sexualité me paraît assez extraordinaire. Elle accepte désormais assez bien que je lui mette un doigt dans le cul tandis que je la baise et elle aime vraiment çà.

En novembre je réserve encore une fois trois nuits à l'hôtel Kyriad et nous faisons l'amour, visitons les musées et prenons du bon temps.  Au musée  des Beaux Arts de Strasbourg nous admirons de magnifiques peintures.

Je la fais mettre en levrette et lui lèche l'anus. Je ne fais çà avec personne, d'ordinaire. Je ne sais pas ce qui m'a pris.

Elle aime visiblement la chose et s'y adonne avec plaisir.

En décembre il fait froid, à Mulhouse, j'ai pris des gants, un confortable manteau et une écharpe, elle a l'air d'un petit père Noël sous sa capuche, nous marchons sous la pluie, nous nous aimons, mais elle n'aime pas que je vienne avec mon alliance et mon costume.

A chaque fois, les disputes alternent avec les baises torrides. La première fois où je la prends debout, elle y trouve un plaisir que je veux comprendre et  alors elle me confie  un souvenir professionnel, un amant de boulot qui la prenait debout dans une remise, en vitesse, entre deux clients.

Elle abandonne son mari et se prend un logement. Elle m'attend. Elle demande le divorce.

Ma femme, de son côté, le demande également. Je passe devant le juge, humiliation suprême, et celui-ci me dit, sans sourciller, si vous aimez votre femme, arrêtez vos conneries. Ni plus, ni moins.

En mars nous nous retrouvons à Paris : nouvelles disputes, nouvelles étreintes torrides.

Je vous passe les retrouvailles mensuelles puisque pendant un an je suis allé passer trois jours par mois à Mulhouse, puis à Saint Louis, où je me suis franchement bien éclaté. C'est une femme formidable. Une bombe !

Je lui ai demandé de me faire un enfant, ce à quoi elle a d'abord exigé que nous vivions ensemble. Normal. Ensuite je lui ai demandé de perdre du poids. En quelques mois elle a perdu plus de vingt kilos.

Des heures et des heures de train. En vain.

En partant de chez moi à 11 heures, j'arrive à Mulhouse à 22h 30.

Enfin, lorsqu'elle eut son joli petit appartement, dans lequel elle pensait m'accueillir, propre, nickel, même, cette fille est d'une extraordinaire propreté, je vins chez elle, c'était en mai, et je lui préparai un petit repas à ma façon : saumon mariné au jus de citron vert et de pamplemousse, caille farcie au foie gras, avec une salade de Trévise et de champignons de Paris cuits au wok.

Elle mangea avec plaisir. Ensuite, après avoir gentiment regardé un film ensemble sur son grand écran, nous allâmes enfin au lit, et là je pris quelques photos de son cul magnifique, avant de goûter enfin au plaisir de son cul. Cette nuit là, sans doute à la faveur de ma patience, elle accepta enfin ce que j'avais mis plus de six mois à obtenir.

Je l'invite à venir sur moi en amazone. Ayant maigri elle l'ose, de face comme de dos et me donne un plaisir merveilleux, surtout de dos, alors que je lui empoigne les fesses et accompagne son mouvement régulier.

 

 

Je n'ai pas le courage de partir, d'abandonner mes enfants, de quitter le confort et la sécurité que me procure la situation professionnelle de ma femme. Je me sens trop vieux pour recommencer une nouvelle existence, la baise avec Carole est extraordinaire mais la vie quotidienne que je pressens compliquée ne me rassure pas.

En août, cette année, Carole a loué une semaine dans un hôtel en Camargue. Je refuse de l'y rejoindre car je sais en plus que si j'y vais, c'en est fini de mon couple.

 Elle en conçoit un profond dépit. Je sais que c'est la fin. Encore quelques violentes disputes par téléphone ou sur la messagerie et la rupture est consommée. Pour une fois, c'est moi qui la demande car je sais que nous allons dans le mur.

Je ne dirai rien de plus : merci Carole pour ces merveilleux moments, douloureux aussi, mais intenses. Tu es la femme avec laquelle j'ai éprouvé le plus de plaisir à faire l'amour, même s'il a bien fallu me rendre à l'évidence que toi et moi ça ne pouvait pas fonctionner.

Il est tard, je pense encore à elle,  je crois que je ne l'oublierai jamais car elle fut franchement dans ma vie une étape extraordinaire. Nous avons baisé à mort, et  elle s'en est râpé maintes fois la matrice.

Moi  je  l'aime encore si fort. Mais elle ne m'aime plus, et je sais que tout est fini entre nous. J'ai mal.

Jorge

 

 

 

 

 



Article ajouté le 2008-09-07 , consulté 288 fois

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